28 août 2017 ~ 0 Commentaire

Communiqué commun avec Rémy Bretton

Il était temps ! Jupiter est enfin redescendu de son piédestal.

A vrai dire, c’est que la machine sondagière esquinte depuis peu si sérieusement le pouvoir  qu’on la croirait presque « scientifique » ! 14 points de popularité de perdus en un mois, ça n’est certes pas rien. Enfin, si la tendance cerne tout de même quelque chose, heureusement appuyée qu’elle est par toute une contingence d’événements annexes, c’est que Macron est fragile. Fragile comme jamais.

Et comme toujours. Car il l’a toujours été, avant comme après son élection, et pour rien qu’une seule nécessaire raison : on ne prétend pas dépasser la conflictualité intrinsèque du social sans être tôt ou tard rattrapé par la réalité !

Réalité de ce qu’il veut (précariser), réalité de ce qu’il est (de droite) : terminées les postures gaulliennes et les poignées de main viriles. Place désormais à la politique budgétaire, à la loi travail XXL, aux réformes libérales. C’est à la fois abscons et violent, antisocial, pour qui ne cernait pas, naïvement, l’entourloupe auparavant.

Selon le Président, donc, la France n’est pas un pays réformable. Les mots sont crus. C’est à croire qu’il n’y a plus de pilote (conscient) dans la startup nation ! Ou que la « jeune & dynamique » peinture du fuselage succombe aux premières pluies de mécontentement populaire. Allez donc dire ça à nos concitoyens qui ont accepté pas moins de 165 réformes relatives au marché du travail entre 2000 et 2014 : ils n’en peuvent plus de ces réformes qui rognent sur leurs droits sans leur en accorder de nouveaux. Tous les signaux des choix économiques sont aujourd’hui au rouge : quasi-suppression de l’ISF, allègement de la fiscalité sur les revenus financiers, diminution de l’APL, rabotage des budgets (ceux de l’université, de la santé, de la défense), limitation ou fin des contrats aidés – et en particulier des contrats d’avenir à destination des jeunes –, hausse de la CSG partiellement compensée par la baisse des cotisations sociales. A cela s’ajoutent les ordonnances visant à réformer le code du travail et précariser encore plus le salariat.

Le nouveau pouvoir conforte les plus aisés et s’attaque aux chômeurs, aux salariés précaires et aux jeunes. D’autres échecs sont à signaler : la loi de « moralisation » de la vie publique a été considérablement rabougrie et nous ne pouvons que le regretter. La panique est désormais palpable : le Président envisage de revoir toute sa stratégie de communication, révélant sa grande fébrilité, avec un Premier Ministre incapable d’expliquer l’action gouvernementale, et des ministres aux abonné.e.s absents.

Les manifestations de septembre s’annoncent nombreuses et massives. Plus que jamais, à la violence sociale, il faut répondre par le rapport de force, mais pacifié ! Nous irons donc tous ensemble défendre nos droits : étudiant.e.s, salarié.e.s, chômeurs/euses.

Certes, Jupiter est monté haut et vite, mais seul. Ensemble, il ne tient qu’à nous de le faire redescendre bas et fort. Et déjà, donc, à bien des égards nous pouvons dire que ses quelques éclairs arrivent à court de volts.

Les luttes prochaines seront déterminantes pour l’avenir. D’ici là, gardons en tête ceci : si le courant ne passe plus, les apprentis-électriciens du néolibéralisme devraient veiller. Ça pourrait bien faire des étincelles ! 

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